Liban, entre forêts et bois.

Liban, entre forêts et bois.
Liban, entre forêts et bois.(par Anis RAHI)

Avis à ceux qui ont des oreilles
Le Liban est un lion qui sommeille
Vous le considérez comme un sous-développé
Mais ceci n'est que la faute des surdéveloppés

Il cache une âme de tigre sous un visage de chèvre
Attendez voir sa révolte contre la lèpre.
Dirigé par des hommes sans conscience
Attendez au pouvoir les hommes de sciences

Sa face est une saleté
Son intérieur est la fierté
Je vous dis qu'il les détruira
Oui, et le monde en témoignera...

Dans la Forêt et dans les Bois
Un renard régnait en Roi,
Laid, sale, morale de Chien,
Pendant son règne, pas un acte bien

Ses sujets, des types bienveillants,
Firent la révolte contre le tyran
Alors fier, riche et honorable
Renard fut jeté de son trône dans le sable

Conduit peureux à la guillotine,
Cou de Renard fut coupé comme gélatine
Maître Lion fut couronné
Et corps de Renard calciné.

Enfin les bons sujets ont la parole!
A présent capables de repousser les varioles.
Ils honorèrent leur bon Roi
Qui régna honnêtement sur la Forêt et dans les Bois.

Le monde est plein de tels exemples
Mais le Liban en est le meilleur
Je laisse à vous de deviner mes derniers vers
Et de m'en féliciter, si à cause d'eux, je ne meurs!

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Et les bons sujets Libanais firent la Révolution
Et les bons sujets Libanais vécurent heureux...

# Posté le jeudi 17 mars 2005 17:57

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 05:37

marathon de beyrouth

marathon de beyrouth
L'écrivain Daniel de Roulet raconte au fil de sa course à travers une ville meurtrie par les guerres et sous tension permanente.

C'est drôle d'avoir les larmes aux yeux au départ d'un marathon. Voilà pourtant ce qui m'arrive en ce dimanche matin à 9 heures, sur la ligne de départ, avenue Charles-Hélou à Beyrouth. 13 novembre 2005. Un ciel d'un bleu numérique, pas un pixel différent sur tout l'écran. Un air de carte postale, barrée à l'horizon des montagnes enneigées du Liban. Plutôt que d'une ligne de départ, il faudrait parler d'une cohue qui s'étire sur plusieurs centaines de mètres, derrière l'arche marquée Start.

Sur les deux côtés de l'autoroute, fermée pour la circonstance, les ruines de la guerre civile ont été déblayées, laissant de vastes terrains vagues alterner avec de luxueux immeubles hauts entourés de grues et d'échafaudages. Plus loin, d'anciennes tours, carcasses trouées d'obus, mitraillées jusqu'au dernier étage, racontent la violence des enjeux guerriers.

Hier soir, le ciel était d'un rouge incandescent quand l'avion s'est posé sur la piste à peine rebaptisée Rafic Hariri International Airport. Du nom de l'ancien président assassiné ici voici 273 jours. Partout en ville, ce sinistre décompte est affiché sur des panneaux électroniques qui réclament: The truth, la vérité. Demain je lirai 274 jours. Ce matin, à quelques centaines de mètres du départ, en short et avec mon dossard déjà épinglé, je me suis arrêté devant les cercueils de Hariri et de ses gardes du corps, ensevelis sous les jasmins blancs. Juste à côté, le Megastore Virgin annonçait sans vergogne des prix plus bas que Ground Zero.

Venant de l'hôtel, j'ai croisé des deux côtés de la ligne bleue fraîchement repeinte pour le marathon, un nombre incroyable de militaires, gendarmes, policiers, agents de sécurité. Tous les dix mètres, un fusil-mitrailleur en bandoulière. Treillis bruns pour la guerre camouflée dans le désert, gris pour le camouflage en montagne, ou même aux douces couleurs de l'automne. Le marathon se courra sous bonne garde. Je me souviens d'avoir traversé Belfast ou Sarajevo, souhaitant que puisse s'y courir un jour une course populaire. A Beyrouth, c'est chose faite.

La guerre n'est pas loin, pourtant la foule qui m'entoure montre une gaieté sans réserve. Je dois être un des seuls à ne pas faire partie d'un groupe. Des étages entiers des grandes banques de la place ont été conviés à la fête. On leur a fabriqué des tee-shirts pour l'occasion. Ils posent pour une photo de famille, les employés de la Banque Franco-libanaise, BFL. Puis ceux du Crédit libanais. Des patrons jusqu'aux garçons de course qui courront en jeans, tous portent le logo de leur employeur ou de leur sponsor. Une dame d'au moins 50 ans sort de chez le coiffeur, s'est parée de tous ses bijoux pour mieux courir. Elle doit être préposée aux guichets et crie à tue-tête: Go, go BFL, vas-y BFL. Les représentants des tribus de montagne sont là en costumes folkloriques. Les gamins pauvres des quartiers du sud entourent un instituteur qui n'a pas réussi à trouver des chaussures de course pour chacun d'eux. Des filles en longues jupes et voilées accompagnent leurs mères, en survêtements chics de salle de fitness et foulard de ville. Chacun porte un dossard marqué Beyrouth Marathon, avec un numéro noir sur fond blanc et beaucoup de publicité. Personne n'a vraiment l'air sportif. Je finis par comprendre que seuls les dossards sur fond vert iront jusqu'au bout des 42 kilomètres. Les autres sont là pour un Fun run, une course pour rire de dix kilomètres.

Officiellement, on annonce 17000 coureurs, mais il y en a probablement quelques centaines qui portent de «vrais» dossards. Arrivé hier soir, j'ai reçu, grâce à l'amabilité d'une compatriote, le dossard N°4381. Moi non plus, je n'irai pas au-delà de dix kilomètres, c'est-à-dire exactement une longue boucle jusqu'à la pointe ouest de la Corniche et retour. Je porte un maillot rouge vif, marqué d'une croix suisse, mention New York Marathon 1997. D'habitude je m'en sers comme chemise de nuit, mais hier soir je l'ai choisi sans trop réfléchir, comme s'il faillait à tout prix afficher sa nationalité. Ridicule au milieu de cette foule qui n'a comme emblème que les signes du commerce retrouvé après la guerre civile. Parmi les plus beaux tee-shirts, je relève une série de Panadol soulage la douleur, Avec Mercedes une nouvelle attitude, Le téléphone est une preuve d'amour, Je suis fier d'être arabe et banquier.

Un énorme hélicoptère qui sert d'habitude au transport de troupes tourne au-dessus de nos têtes. Sans doute le seul autorisé. A New York au-dessus de l'aire de départ du pont de Verrazzano, on les compte par dizaines. Les militaires semblent soudain nerveux, les uns remontent dans leurs camions, d'autres courent vers leurs jeeps. Comme personne ne s'affole, je comprends qu'ils sont en train d'organiser le lâcher de ballons. Tandis qu'un vibrant discours en arabe ébranle les haut-parleurs de la ligne de départ, les grands filets qui retenaient les ballons sont ouverts. D'un coup, par milliers, ils montent dans le ciel.

De la mer arrive une brise parfumée d'algues. Les ballons infléchissent leur parcours, prennent de la hauteur. La foule applaudit, le gros hélicoptère doit se retirer pour faire place à ces milliers de pixels multicolores, venus troubler le bleu numérique de la beauté du monde à l'autre bout de la Méditerranée par un dimanche de novembre.

J'ai vu d'autres mises en scènes au départ des marathons du monde: les jets d'eau colorée de Manhattan, les guirlandes de Berlin, les Champs-Elysées rendus à la marée des coureurs. Ou bien la colline verte de Greenwich baignée de soleil. Rien ne m'a autant ému que ces ballons dérivant sur les gratte-ciel de Beyrouth, laissant croire un instant à la fin de toutes les guerres. D'où cette soudaine humidité qui embue mes lunettes.

Après le coup de pistolet, j'emboîte le pas de la multitude qui se dirige vers la ligne de départ. Il me faut dix bonnes minutes pour la franchir. Pendant les deux premiers kilomètres, impossible de courir. J'en ai pour vingt-cinq minutes. Sur le bord d'un trottoir, entourée de militaires, une jeune fille s'est évanouie. Visage d'une blancheur cadavérique. Parmi les spectateurs, quelqu'un lui crie en français: «C'est vraiment pas le moment de mourir.» Et voilà la jeune fille qui ouvre des yeux étonnés. Ce n'était que Blanche Neige.

Après le troisième kilomètre, en raison d'une forte montée, la file commence à s'étirer. Nous passons sous une tour de vingt-cinq étages dont ne reste que la carcasse de béton noirci. Le dernier niveau surtout, qui abritait la salle panoramique de l'Intercontinental, a été particulièrement visé, touché, troué. Parce que les propriétaires n'ont pas été dédommagés à leur goût, ils refusent de raser ce témoin monstrueux au milieu des nouvelles tours clinquantes.

Juste sous cet immeuble, devant mes pieds, je repère un étrange objet métallique. Je me baisse, ramasse un cylindre d'une quinzaine de centimètres, d'un diamètre plus grand que les cartouches d'un fusil-mitrailleur. Il pèse une centaine de grammes, semble creux mais pas vraiment vide. Un projectile peut-être non explosé, portant le même numéro imprimé deux fois. Je le serre dans ma main gauche, repars au trot. Personne autour de moi n'a remarqué mon geste. On ne prête pas attention à cette douille de gros calibre qui dépasse de mon poing fermé, gênant la symétrie des bras.

Mine de rien, je me pose quelques questions. Cet objet peut-il encore exploser? Le balancement de mon bras pourrait-il mettre en contact un reste de poudre avec un détonateur?

Rue Weygand, montée par Masaref Street, puis Bab Idriss. C'est mieux que je tienne l'objet dans la main gauche. En cas d'explosion, je pourrai encore me servir de la droite pour écrire. Mais si le bras est arraché, est-ce que le c½ur tiendra? J'envisage de me débarrasser de l'objet. Mais où le jeter? Tous les dix mètres, un soldat en armes. Je risque d'être repéré, d'affoler les coureurs pour rien. Je me rapproche du bord gauche. Ainsi en cas d'explosion, je ne blesserai pas mon voisin. Est-il prudent de se crisper sur cet objet dangereux? Le repassant juste une fois dans la main droite pour me dégourdir les doigts, je constate qu'ils sont devenus tout noirs. La graisse à canon. Absorbé par mon objet guerrier, j'oublie de noter les changements du paysage. Devant l'université américaine, une mise en garde: Attention étudiants. Un ficus centenaire et géant est gardé par une voiture avec camouflage antiaérien. Fin de la montée John Kennedy, voici Bliss Street.

Je me souviens d'avoir trouvé indécent cet obus évidé de la Première Guerre mondiale, transformé en vase à fleurs par ma tante, sur la cheminée du salon. Ne suis-je pas plus indécent encore avec à la main ce souvenir d'une guerre meurtrière que j'ai suivie de loin? [...].

Je me souviens qu'un jour dans les montagnes de mon pays, j'avais trouvé au bord du sentier, un tube suspect, quoique rouillé, abandonné là par des militaires en exercice. J'avais fait comme on nous l'apprend dès le plus jeune âge, marquer l'endroit avec un mouchoir sur un bâton et avertir le poste de police le plus proche. Le gendarme du village m'avait mille fois remercié, déclenché l'alerte générale dans les minutes suivantes. Bouclage des chemins d'accès, mise en place d'une cellule de crise, intervention d'une équipe héliportée pour le déminage. Chez nous, on ne plaisante pas avec ces choses-là, même quand on tire à blanc dans nos montagnes.

Autres écriteaux le long du parcours Les s½urs de la Charité de Besançon, Allez au-delà de votre potentiel, Mِvenpick, United e run, Bains militaires. Quelques références à un passé colonial désormais exotique. Après une longue descente, la ligne bleue peinte au sol se retourne en épingle à cheveux le long de la mer. Avenue de Paris, les reflets sur les vitres des grands hôtels éblouissent les coureurs. Palmiers, lauriers roses, constructions de luxe accolées à des ruines de guerre.

Au huitième kilomètre, distribution d'eau dans de petites bouteilles bleues. Je n'ai toujours pas lâché mon objet. Puisque je l'ai emmené jusqu'ici, pourquoi ne pas l'emmener au-delà de la ligne d'arrivée? Ensuite, que faire? A l'aéroport, surtout ne pas le laisser dans mes bagages à main. Mais dans la soute, ma valise ne risque-t-elle pas d'être passée aux rayons X? Et pourquoi ramener cet objet au nord de la Méditerranée? Pour raconter là-bas ma performance? Prouver que j'ai dit vrai, qu'il y a bien eu la guerre là où passe désormais le pacifique marathon de Beyrouth? Ou bien, dans dix jours à la Corraterie, quand je recevrai le prix, juste leur en parler?

Au dernier kilomètre avant l'arrivée, la ligne bleue est détournée, passe derrière l'hôtel Saint-Georges. Sur la façade avant, désormais inexistante, il y a 273 jours maintenant, Rafic Hariri et ses gardes du corps ont été soufflés par une bombe, au passage de leur convoi blindé. Il ne reste rien des balcons, que des fers tordus. Rien non plus de la chaussée qu'un cratère d'une dizaine de mètres de profondeur. Jamais je n'ai vu pareille dévastation. A côté de ça, mon petit pétard dans la main gauche est ridicule. Je m'accroche pourtant à lui, comme à un symbole. Un fétiche qui empêcherait que la guerre ne revienne jamais à Marathon.

Juste avant la ligne d'arrivée, un spectateur qui a vu mon tee-shirt rouge à croix suisse m'apostrophe «Alors Guillaume Tell, en forme aujourd'hui»


Daniel de Roulet
Samedi 26 novembre 2005

© Le Temps, 2005 .

# Posté le vendredi 18 mars 2005 11:35

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 05:31

Manif du 14 mars

Manif du 14 mars
Elle est sans doute une des plus immenses manifestations faite dans l'histoire du liban et du moyen orient.

voila quelques Panoramas pour se sentir plein dedans ...

Panorama 1

Panorama 2



Manifestation au liban

Revolution de la liberté.

# Posté le vendredi 18 mars 2005 11:36

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 05:29

site in a poitiers le 12 décmbre 2005 20H30

 site in a poitiers le 12 décmbre 2005 20H30
Discours à l'occasion de la veillée pour le Liban et Gibran Tuéni.


Poitiers, le 14 décembre 2005.

Le lundi 12 décembre 2005, un attentat à la voiture piégée a tué M. Gibran Tuéni, député à l'Assemblée nationale du Liban et PDG du journal Annahar.

Cet assassinat condamnable et condamné par tous les acteurs sur la scène nationale et internationale vient grossir le cortège des actes de terrorisme qui ont coûté ou failli coûter la vie à des personnages représentant toute la nation libanaise.

Rafic Hariri (ancien premier ministre libanais), George Hawi (chef du Parti communiste libanais), Samir Kassir (journaliste dans Annahar), Bassel Fleyhan (ancien ministre libanais), May Chidiac (journaliste, mutie par une explosion), Elias El Murr (ministre de l'Intérieur) et Marwan Hamadé (ministre de la Santé) ainsi que d'autres libanais punis pour avoir rêvé d'un Liban à la hauteur de notre idéal de mocratie.


Nous nous réunissons aujourd'hui sur le parvis de l'Hotel de Ville de la commune où nous vivons pour être solidaires de nos compatriotes vivant au Liban.

La violence est plus vieille que l'homme mais lorsque l'homme est apparu, la violence a grandi. Comme si tous les tsunamis, volcans, réchauffement planétaire, tremblements de terre, et autres catastrophes naturelles ne suffisaient pas.

Elles frappent d'une manière aléatoire et nous, humains, nous l'acceptons ; c'est notre condition humaine.

Mais qu'en est-il des catastrophes artificielles ? Celles qui visent un sujet précis, qu'il soit nation, village ou personne physique.

Nous ne pouvons pas accepter la violence humaine, mais nous ne lui ferons pas face avec les mêmes armes. Nous ne prouverons pas que la violence engendre la violence.

Chaque personne membre de la communauté des humains a des droits. Nous avons le droit de riposter ; nous le faisons pacifiquement et intelligemment.
N
ous avons le droit de savoir pourquoi des représentants de notre belle nation libanaise sont tués ; nous joignons nos voix à celle de notre gouvernement, à celles de nos compatriotes qui veillent en me temps que nous.


L
a communauté internationale doit poursuivre sa mobilisation pour le Liban.
Le Liban, mesdames et messieurs, est l'ultime bastion de la tolérance.
Il est l'exemple et la preuve que vivre ensemble est possible me quand on est différents, surtout quand nous sommes différents.

Au gime sécuritaire et totalitaire syrien qui néficie encore du soutien de marionnettes au pouvoir au Liban, qui n'a jamais rien fait pour empêcher ces attentats, qui les peut-être même encouragés, qui rêve de faire du Liban une province syrienne:
Il est grand temps que vous assumiez les conséquences de vos actes barbares perpétrés contre les libanais depuis des décennies.

M. Gibran Tuéni a été assassiné dans son corps, nous tous l'avons été dans notre Idéal.

Reprenons à sa mémoire et pour qu'on n'oublie pas le serment qu'il a fait répéter par des millions de libanais rassemblés sur la place de la liberté à Beyrouth :

Nous jurons devant Dieu Tout-Puissant
Chrétiens et musulmans
De rester unis
Pour la défense de notre Liban.


Vive le Liban libre,
Vive le Liban souverain,
Vive le Liban indépendant.

Anis RAHI

# Posté le vendredi 18 mars 2005 11:36

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 05:22

Drapeau humain

Drapeau humain
WHY DO WE LOVE LEBANON SO MUCH ?

STATISTICS ABOUT LEBANON

1. Lebanon has 18 religious communities

2. It has 40 daily newspapers

3. It has 42 universities

4. It has over 100 banks (that is banks and not branches of a bank)

5. 70% of the students are in private schools

6. 40% of the Lebanese people are Christians (this is the highest percent all the Arab countries)

7. There's 1 doctor per 10 people in Lebanon (In Europe & America, there's 1 doctor per 100 people)

8. The name LEBANON appears 75 times in the Old Testament

9. The name CEDAR (Lebanon's tree) appears 75 times too in the Old Testament!!

10. Beirut was destroyed and rebuilt 9 times (this is why it's compared to The Phoenix).

11. There's 3.5 Million Lebanese in Lebanon

12. There's around 15 Million Lebanese outside Lebanon!!!


OTHER INTERESTING FACTS:

1. Lebanon, the country, was occupied by over 16 countries:
(Egyptians-Hittites-Assyrians- Babylonians- Persians- Alexander the greats Army- the Roman Empire Byzantine- the Arabian Peninsula-The Crusaders- the Ottoman Empire- Britain-France- Israel- Syria)

2. Byblos (city in Lebanon) is the oldest, continuously living city in the world.

3. Lebanon's name has been around for 4,000 yrs non- stop (it's the oldest country/ nation's name in the world!)

4. Lebanon is the only Asian/African country that doesn't have a desert.

5. There are 15 rivers in Lebanon (all of them coming from its own mountains)

6. Lebanon is one of the most populated countries in its archeological sites, in the world!!!

7. The first alphabet was created in Byblos (city in Lebanon)

8. The only remaining temple of Jupiter (the main Roman god) is in Baalbeck, Lebanon (The City of the Sun)

9. The name of BYBLOS comes from the BIBLE!!!

10. Lebanon is the country that has the most books written about it.

11. Lebanon is the only non-dictatorial country in the Arab world (Yes, we do have a President!)

12. Jesus Christ made his 1st miracle in Lebanon, in Qana (The miracle of Turning water into wine).

13. The Phoenicians (Original People of Lebanon) built the 1st boat, and they were the first to sail ever!

14. Phoenicians also reached America long before Christopher Columbus did.

15. The 1st law school in the world was built in Lebanon, in Downtown Beirut.

16. People say that the cedars were planted by God's own hands (This is why they're called "The Cedars of God", and this is why Lebanon is called "God's Country on Earth."


I love Lebanon... may God bless my homeland forever....

# Posté le vendredi 18 mars 2005 11:36

Modifié le dimanche 29 juillet 2007 17:20